Gâteau intensément café

Le citron et le café, ça ne va pas ensemble. Mais qu’ont de commun ces deux produits ? Rien, si ce n’est que moi, je les adore ! Bref… comme entrée en matière, on fait mieux, je l’avoue. Mais comment vous dire qu’en ce moment, je suis en demande de caféine, parce que mon hibernalisme (sic !) n’en finit pas : j’ai l’impression de subir une longue (très longue !) coupure de courant.DSC_2034

Donc, comme d’hab, je me dis que je dois me secouer les puces et faire quelque chose. D’où un gâteau au café…intensément café, histoire de m’insuffler un semblant d’énergie. Si vous n’aimez pas, passez votre chemin : on se reverra plus tard.DSC_2044

Mais si vous aimez, alors allons-y, Alonzo ! Peu d’ingrédients, peu de temps nécessaire, beaucoup de gourmandise : voici ce qui vous attend avec cette génoise hyper moelleuse au bon goût caféiné, la ganache toute aussi parfumée et le glaçage qui donne l’impression de s’immerger dans un océan de café. J’adore !!!! DSC_2040

PS : ce gâteau est encore meilleur le lendemain…enfin, à mon humble avis !

Pour un gâteau ∅ 26 cm

Pour la génoise au café

  • 1 génoise
  • 4 g de café soluble (pour moi : Nescafé Sélection, corsé et intense)

Pour la ganache au café

  • 400 g de chocolat blanc pâtissier (pour moi : Ivoire de Valrhona)
  • 130 g de crème liquide entière
  • 4 g de café soluble

Pour le glaçage au café

  • 20 cl de café très fort (pour moi : Ristretto de Nespresso)
  • 120 g de sucre glace
  • 30 g de sucre cassonade
  • 20 g de beurre

La génoise

Préparer la génoise comme indiqué ici, en rajoutant le café soluble au mélange farine/levure chimique.

La ganache au café

Faire fondre le chocolat dans un bol au bain-marie.

Dans une petite casserole, faire bouillir la crème liquide. Hors du feu, incorporer le café soluble.

Ôter le bol de chocolat du bain-marie et y verser, en 3 fois, la crème au café chaude. A l’aide d’une maryse, mélanger énergiquement jusqu’à former un appareil lisse et homogène. Laisser refroidir à température ambiante.

Le glaçage au café

Dans une petite poêle, faire fondre le beurre à feu doux.

Verser le café et le sucre. Dès ébullition, baisser le feu et laisser cuire à petits bouillons, jusqu’à ce que la préparation s’épaississe et devienne sirupeuse (10 à 15 minutes).

Laisser tiédir.

Montage

A l’aide d’un grand couteau cranté, couper la génoise en deux tranches de même épaisseur.

A l’aide d’une spatule coudée, étaler la ganache au café sur la moitié inférieure de la génoise et égaliser la surface. Poser la 2e tranche de génoise sur la ganache et réserver au frais.

Lorsque le glaçage a suffisamment tiédi, le verser sur le gâteau.

Réserver au réfrigérateur pendant 2 à 3 heures minimum avant de déguster.

 

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Muffins aux éclats de pralines roses

La flemmingite aiguë, vous connaissez ? Je crois que j’en suis gravement atteinte ! Pfff… Ce n’est pas toujours évident de mettre un pied devant l’autre, le matin. De tout faire : boulot, maison, courses … Ni même de penser à tout. Donc, il m’est arrivé aujourd’hui ce qui arrive dans ce cas-là : une envie de grignoter une douceur mais que faire quand on a un frigo qui crie famine ? Parce que là, pour le coup, c’est presque le désert de Gobi…DSC_1958

N’empêche que j’ai quand même trouvé : des muffins aux éclats de pralines roses ! Il ne faut vraiment ni beaucoup d’ingrédients, ni beaucoup de temps pour les faire. Miss Lolotte étant partie en vadrouille pendant quelques jours, je ne partage ça qu’avec Monsieur et Mister Tom, bien contents d’en avoir un peu plus qu’en temps normal.DSC_1962

Le temps de préparer la pâte, de les enfourner, d’écrire ici la recette et il me restera encore bien du temps pour déguster un petit muffin accompagné d’un café à la vanille (mon nouveau pêché mignon !) tout en dévorant un bon bouquin… farniente, farniente !DSC_1959

Nota : pour davantage de gourmandise, remplacez 100 g de farine par 100 g de poudre d’amandes !

Pour 12 muffins

  • 200 g de farine
  • 1 sachet de levure chimique (7,5 g)
  • 100 g de pralines roses grossièrement concassées
  • 1 œuf
  • 150 g de sucre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 15 cl de lait
  • 125 g de beurre
  • 2 pincées de sel

Préchauffer le four à 180°C (Th. 6).

Graisser les moules à muffins s’ils ne sont pas anti-adhésifs.

Dans une petite casserole, faire fondre le beurre à feu doux.

Dans un saladier, mélanger la farine, la levure, les pincées de sel et les pralines.

Dans un autre saladier, blanchir l’œuf et les sucres, puis rajouter le lait et le beurre fondu. Incorporer le tout au mélange farine/levure/pralines, sans trop travailler la pâte.

Remplir les moules à muffins aux 2/3 de leur hauteur.

Enfourner durant 25 minutes.

A l’issue du temps de cuisson, laisser refroidir sur une grille avant de déguster.

Les bunyetes catalanes

Aaah, les bunyetes (se prononce « bougnettes »)… ! Dès que je suis arrivée en pays catalan de ma Belgique natale, j’ai adoré ce petit beignet, craquant en plaine du Roussillon, plus moelleux dans le Vallespir… Je me souviens qu’une boulangerie de Millas en faisait tout le long de l’hiver et lorsqu’on redescendait le dimanche soir des pistes de ski, on s’arrêtait très souvent en acheter. Et étant donné le souvenir que j’ai du nombre de voitures stationnées en double file, on ne devait pas être les seuls !DSC_1941

Habituellement, cette spécialité traditionnelle catalane se déguste à Mardi Gras ou à Pâques. Et, chauvinisme local oblige, même si on les trouve sur tout le territoire catalan, du Conflent à la Côte Rocheuse, en passant par le Cerdagne, le Capcir et le Vallespir, ces beignets ne s’appelent pas partout de la même façon. Outre les « bunyetes », vous rencontrez les « bunyols », les « crespells » ou encore les « oreillettes ».DSC_1930

Mais peu importe le petit nom qu’on leur donne, la recette est la même pour tous et si, à l’ancienne, elle nécessitait un vrai coup de main (pâte étalée sur un torchon posé sur les genoux), aujourd’hui, je simplifie vraiment la donne pour en faire quand même un bon petit beignet à déguster au coin du feu, accompagné (pourquoi pas ?) d’un muscat ou d’un Banyuls.DSC_1940

Et comme disent les catalans : « Bon profit ! ».

Pour environ 40 bunyetes

  • 500 g + 200 g de farine
  • 4 œufs
  • 100 g de sucre
  • 20 g de levure fraîche
  • 10 cl de lait
  • 125 g de beurre
  • 2 sachets de sucre vanillé
  • 6 cl d’eau de fleur d’oranger
  • 2 pincées de sel
  • 2 citrons non traités (facultatif)
  • huile de friture

Laver et sécher les citrons. Prélever leurs zestes. Réserver.

Faire tiédir le lait (+/- 20/25°C) et y émietter la levure fraîche. Réserver.

Faire fondre le beurre à feu doux. Réserver.

Dans un saladier, fouetter les œufs en omelette, puis y rajouter l’eau de fleur d’oranger, le beurre fondu, les sucres, le sel et enfin les zestes de citron.

Dans la cuve du robot muni de l’ustensile « feuille » (sinon, à la main), mettre 500 g de farine puis y ajouter le mélange œufs/fleur d’orange/beurre/sucre/zestes.

Incorporer ensuite le mélange lait/levure et pétrir la pâte durant 10 à 12 min. (si pétrissage manuel : 25 à 30 min.). Rajouter 1 c.à.s. de farine si la pâte est trop collante. Continuer ainsi en rajoutant de temps en temps 1 c.à.s. de farine, jusqu’à obtenir une pâte lisse, et élastique, qui ne colle plus aux parois. (Attention : rajouter ce surplus de farine de façon très progressive : la pâte ne doit pas être trop sèche).

Recouvrir la cuve avec un torchon propre (sans toucher la pâte) et laisser lever jusqu’à ce que la pâte double de volume, pendant 3 à 4h environ dans un endroit chaud (+/- 25°) : four préchauffé puis éteint, dessus d’un radiateur ou autre…

Disposer une feuille de cuisson sur le plan de travail (évite l’adhérence de la pâte). Prélever 40 g de pâte, façonner une boulet et déposer la boule de pâte sur la feuille de cuisson. Continuer jusqu’à épuisement de la pâte.

A l’aide d’un papier essui-tout imbibé d’huile, huiler légèrement le plan de travail. Déposer une boule de pâte, huiler le dessus de la boule, et à l’aide du rouleau pâtissier, étaler cette pâte le plus finement possible. Autre possibilité : huiler un peu ses mains, et étirer la pâte avec les doigts.

Verser de l’huile dans un faitout ou une friteuse.

Mettre un disque de pâte à cuire dans l’huile de friture : laisser dorer une face avant de retourner pour finir la cuisson sur l’autre face. Les bunyetes doivent être juste dorées. (Attention : ça va très vite). Égoutter et déposer sur un papier absorbant avant de saupoudrer de sucre. Continuer ainsi de suite jusqu’à ce que toutes les boules de pâte soient étirées et cuites.

Conserver les bunyetes sous un torchon avant de les déguster.DSC_1933

 

Barquettes de notre enfance

Depuis ce début d’année 2015, je n’ai pas été très présente. Je peux même dire que j’ai brillé par mon absence. La faute à l’humeur, le manque d’énergie, le boulot et le temps qui passe… trop vite ! Bref, il est grandement temps de se ressaisir. Ceci dit, ceci fait : je me suis secouée pour sortir de cette hibernation volontaire (ou non ?). Le moment idéal pour une petite gourmandise à déguster au coin du feu avec un bon thé… C’est de saison, non ?DSC_1929

J’ai découvert cette recette de barquettes lors de mon dernier stage chez Valrhona, dédié au petit-déjeuner dans sa globalité (viennoiseries, brioches, mais aussi petits gâteaux, pâtes à tartiner diverses, confitures etc). Si on doit les comparer à celles du commerce, celles-ci sont plus moelleuses que les barquettes achetées toutes prêtes. Moi, je préfère, mais ça, c’est juste une affaire de goût (comme toujours, non ?). J’ai choisi de les réaliser au chocolat noir (Valrhona, bien sûr), mangue/fruits de la passion et cerise. Mais pourquoi pas les garnir de pâte à tartiner, de spéculoos, ou tout simplement de votre confiture favorite ? Mais quelle que soit votre préférence, ces petits gâteaux à base d’amandes ont réellement un petit côté régressif… À mettre absolument entre toutes les mains.DSC_1922

Nota 1 : dans la recette ci-dessous, il faut de la pectine NH. Si vous n’en avez pas, remplacez la quantité de sucre + la quantité de pectine NH par du Confisuc (sucre pour confiture contenant déjà de la pectine).DSC_1923

Nota 2 : en cette saison, il n’y a pas trop de fruits frais. Peu importe : soit vous utilisez des pulpes de fruits comme moi, contenant uniquement des fruits et pas de sucre, sinon vous pouvez utiliser des fruits surgelés (laisser dégeler au réfrigérateur, puis mixer dans le blender. Si nécessaire, tamiser pour en ôter les graines).

Pour environ 140 mini-barquettes

  • 300 g de poudre d’amandes
  • 300 g de sucre
  • 300 g d’œufs (+/- 6 œufs)
  • 160 g de beurre
  • 40 g de farine
  • 1 gousse de vanille

Pour le sirop d’imbibage

  • 300 g d’eau
  • 150 g de sucre

Pour la garniture au chocolat noir

  • 115 g de crème liquide entière
  • 12 g de miel neutre (ex. acacias)
  • 100 g de chocolat noir à 70 % (pour moi : Guanaja, de Valrhona)
  • 35 g de beurre

Pour la garniture mangue-passion

  • 150 g de pulpe de mangue (pour moi : Capfruits)
  • 100 g de pulpe de fruits de la passion (pour moi : Capfruits)
  • 125 g de sucre
  • 3 g de pectine NH

Pour la garniture cerise

  • 250 g de pulpe de cerise (pour moi : Capfruits)
  • 112 g de sucre
  • 4 g de pectine NH

Les mini-barquettes

Fendre et gratter la gousse de vanille : récupérer les graines.

Dans une petite casserole, faire fondre le beurre à feu doux.

Préchauffer le four à 170 °C (Th. 6).

Dans un cul-de-poule, mélanger la poudre d’amandes, le sucre et les graines de vanille.

Incorporer progressivement les œufs, en fouettant bien.

A l’aide d’une maryse, rajouter ensuite la farine tamisée et le beurre fondu tiède, en mélangeant énergiquement jusqu’à obtenir un mélange homogène.

Garnir au 2/3 de leur hauteur des moules à mini-savarins.

Disposer les moules sur la grille du four, les recouvrir d’une feuille de papier cuisson et poser par-dessus une plaque de cuisson (ceci pour que les barquettes restent bien plates).

Enfourner durant 20 min.

A l’issue du temps de cuisson, laisser tiédir 5 min. avant de démouler et laisser refroidir sur une grille.

Sirop d’imbibage

Dans une casserole, porter l’eau et le sucre à ébullition, jusqu’à ce que le sucre soit totalement fondu.

Lorsque les barquettes sont bien froides, les tremper dans le sirop d’imbibage et déposer sur une feuille de papier cuisson.

Garniture au chocolat noir

Couper le beurre en petits morceaux. Réserver.

Couper le chocolat en morceaux et le faire fondre au bain-marie, à feu doux.

Dans une casserole faire chauffer la crème et le miel.

Ôter le bol contenant le chocolat fondu du bain-marie.

A l’aide d’une maryse, verser la crème chaude en trois fois sur le chocolat fondu, en mélangeant au centre afin de créer un « noyau » élastique et brillant (un peu comme pour faire une mayonnaise).

Une fois le mélange terminé, et redescendu à une température de 35/40°C, incorporer le beurre.

Verser la garniture au chocolat dans une poche à douille et garnir une partie des barquettes. Laisser figer à température ambiante.

Garniture mangue-passion

Mélanger le sucre et la pectine NH.

Dans une petite casserole, faire chauffer à feu doux les pulpes de fruits. Lorsque la température atteint 40°C, incorporer le mélange sucre/pectine et bien fouetter.

Porter à ébullition et maintenir le bouillon pendant 1 min. environ.

Verser dans une poche à douille et garnir immédiatement la moitié des barquettes restantes. Comme précédemment, laisser figer à température ambiante.

Garniture cerise

Mélanger le sucre et la pectine NH.

Dans une petite casserole, faire chauffer à feu doux la pulpe de fruits. Lorsque la température atteint 40°C, incorporer le mélange sucre/pectine et bien fouetter.

Porter à ébullition et maintenir le bouillon pendant 1 min. environ.

Verser dans une poche à douille et garnir immédiatement les barquettes restantes. Comme précédemment, laisser figer à température ambiante.DSC_1917