Mini Christmas pudding

On connait bien nos voisins britanniques pour leurs incontournables puddings : il y en a pour tous les goûts. Et, à mon avis, le plus emblématique d’entre tous, est le Christmas Pudding. DSC_1673C’est un dessert assez original dans la mesure où on le prépare très longtemps à l’avance, à Stir-up Sunday (« dimanche du mélange » : 5 semaines avant Noël soit cette année le 23 novembre), qu’il cuit très longtemps au bain-marie (pas moins de 8h00 !), et qu’il se garde très longtemps (plusieurs semaines, voire mois) hors du réfrigérateur et ceci sans crainte aucune !

Je ne veux pas vous infliger une telle corvée, car tout au long des 8h00 de cuisson, il faut « réapprovisionner » le bain-marie en eau bouillante, et ce toutes les demi-heures ! Inutile de vous dire que, si ce jour là, vous aviez décidé de vous la jouer en mode « farniente totale », vous faites une croix dessus !DSC_1671

Donc, pour simplifier l’histoire, ici je vous propose une petite version « Mini Christmas Pudding » c.à.d. en parts individuelles qui ne nécessitent que 1h30/2h00 de cuisson, selon la taille de vos moules. Pour ma part, j’utilise ceux-ci, mais il est évident que vous aurez autre chose dans vos placards !

Côté pratique de l’affaire : vous préparez ça tranquillement chez vous, et à Noël, vous pourrez vous dire que, question dessert, no stress, it’s already ready ! (traduction : pas de panique, c’est déjà prêt).

Pour 6 mini Christmas pudding (∅ 8 cm)

  • 100 g de raisins blonds
  • 100 g de raisins secs
  • 50 g de figues séchées
  • 50 g d’abricots secs
  • 50 g d’écorces d’oranges amères
  • 1 orange non traitée
  • 15 cl de cognac (pour moi : remplacé par du rhum)
  • 100 g de beurre ramolli
  • 70 g de miel
  • 50 g de sucre roux
  • 2 œufs
  • 90 g de farine
  • 1 c.à.c. de levure chimique
  • 180 g de chapelure fraiche (faite avec du pain de mie frais sans la croûte)
  • 25 g d’amandes émondées
  • 25 g de noix
  • 1 pomme
  • 1 c.à.c. rase de quatre-épices
  • 1 c.à.c. rase de gingembre en poudre
  • 1 pincée de sel
  • de la ficelle de cuisine
  • qsp beurre pour les moules

(la veille)

Laver et sécher l’orange. Zester la peau, puis presser le jus.

Couper les figues, les abricots secs et les écorces d’orange amère en petits dès.

A l’aide d’un grand couteau de cuisine, concasser les amandes et les noix.

Dans un saladier, mettre les morceaux de figues, abricots secs et écorces d’orange amère, les morceaux d’amandes et de noix, ainsi que les raisins blonds, les raisins secs, le zeste et le jus de l’orange.

Rajouter le cognac, mélanger, couvrir et laisser reposer une nuit.

(le lendemain, le « Stir Sunday »)

Couper le pain de mie en petits morceaux, puis le mettre dans le bol du mixeur et mixer jusqu’à obtenir une chapelure fraiche très fine. Réserver.

Tamiser ensemble la farine et la levure chimique, la pincée de sel et les épices. Réserver.

Couper la pomme en petits dès. Réserver.

Dans le mixeur, verser la moitié des fruits ayant macéré dans l’alcool, et mixer en purée grossière.

Dans un grand saladier, à l’aide d’une fourchette, malaxer le beurre ramolli, le miel et le sucre jusqu’à l’obtention d’une consistance mousseuse.

Incorporer un par un les œufs, et bien mélanger à l’aide d’un fouet.

Ajouter ensuite la farine tamisée et la chapelure fraiche, puis les morceaux de pomme, la purée de fruits mixés et le reste de fruits secs macérés. Bien mélanger à la spatule.

Préchauffer le four à 180°C (Th. 6)..

Dans une grand casserole, faire chauffer de l’eau jusqu’à ébullition.

Beurrer les petits moules. Verser la pâte dans les moules.

Couper autant de carrés de papier cuisson que de moules, et le double de carrés de papier aluminium.

Couvrir chaque moule d’une feuille de papier cuisson, puis de 2 feuilles de papier aluminium de façon à bien recouvrir la surface des moules. Ficeler les moules (comme vous le feriez pour emballer un paquet).

Mettre les moules dans un plat allant au four, et verser l’eau bouillante jusqu’à mi-hauteur.

Enfourner durant 1h45 (+/- 15 mn, selon la taille des moules).

Ces puddings se conservent durant 1 mois dans un endroit frais et sec. Dans ce cas, veiller à remplacer les papiers cuisson et aluminium de la cuisson. Au moment de servir, refaire chauffer les puddings pendant 30 minutes dans un four préchauffé à 180°C. Servir avec une sauce anglaise ou du « brandy butter » (sauce au beurre et au sucre, aromatisée au cognac).

 

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Karythopitta, gâteau grec aux noix et aux épices

Il y a quelques jours, on m’a parlée du Karythopitta… enfin, je pense, car je ne me souviens plus précisément du nom du gâteau. Après avoir fait quelques recherches, je suis tombée sur le Karythopitta, qui est un gâteau grec aux noix. Étonnamment, je n’ai pas trouvé une seule recette qui ressemble à une autre. Il semble y avoir pas mal de variantes. Et autre point : quasiment inconnu en France, il paraitrait qu’il fait pas mal d’adeptes dans les pays anglo-saxons, notamment en Australie … un peu loin de la Grèce, quand même !DSC_1555

Mon batteur électrique n’a pas aimé ce gâteau : après 25 ans de bons et loyaux services, il a fallu qu’il me lâche en pleine préparation… Fumée noire qui sort du moteur, odeur entêtante de plastique brûlé : pas terrible ! Finalement, un fouet manuel est bien plus fidèle car, lui au moins, ne vous trahit pas… DSC_1560

Bref, tout ceci pour dire que pour faire mon Karythopitta, j’ai fait un peu un mix de tout ce que j’ai plus glaner ici et là. J’ai d’ailleurs remplacé le Brandy par du Cognac. Et concernant le résultat final, je ne suis pas déçue du tout. DSC_1568

Lorsqu’on regarde ce gâteau, on s’attend à quelque chose de lourd et compact : en fait, c’est tout le contraire. Il est moelleux et léger, et chacun verse à sa convenance un peu de ce sirop aux épices qui rend le Karythopitta encore plus gourmand.

Pour un moule carré d’environ 19 x 19 cm

Pour le sirop

  • 220 g de sucre
  • 50 g de miel
  • 20 cl d’eau
  • 2 cl de cognac
  • 4 clous de girofle
  • 1/2 c.à.c. de cannelle en poudre
  • 1 orange non traitée

Pour le gâteau

  • 125 g de beurre ramolli
  • 140 g de sucre en poudre
  • 5 œufs
  • 350 g de noix grossièrement concassées
  • 190 g de farine
  • 6 g de levure chimique
  • 2 c.à.c. de cannelle en poudre
  • 6 cl de cognac
  • 1/4 c.à.c. de clous de girofle en poudre
  • 1 orange non traitée

Le sirop

Laver soigneusement l’orange. A l’aide d’un épluche-légume (ou d’un bon couteau), en prélever l’écorce (ne pas prélever le ziste, la membrane blanche sous le zeste qui a un goût amer et est donc à éviter).

Dans une casserole, mettre l’eau, le sucre, le miel, le cognac, les clous de girofle, la cannelle et l’écorce d’orange. Bien mélanger puis faire chauffer. Maintenir à ébullition jusqu’à atteindre 118°C environ (sans thermomètre culinaire : faire bouillir une dizaine de minutes, jusqu’à obtenir une consistance bien sirupeuse).

Ôter du feu et laisser refroidir.

Le gâteau

Clarifier les œufs.

Laver et sécher soigneusement l’orange. En prélever les zestes, le plus finement possible.

Dans le bol du robot muni du crochet « fouet », monter les blancs d’œufs en neige.

Dans un petit saladier, tamiser ensemble la farine et la levure chimique.

Préchauffer le four à 180°C (Th. 6).

Dans un grand saladier, et à l’aide d’un batteur électrique (ou d’un fouet manuel), battre le beurre ramolli avec le sucre jusqu’à obtenir une consistance crémeuse. Incorporer progressivement les jaunes d’œufs, le cognac, les zestes d’orange, la cannelle et les clous de girofle en poudre. Fouetter jusqu’à obtenir une préparation bien homogène.

A l’aide du fouet, incorporer progressivement le mélange farine/levure à la préparation, en veillant à ce que toute la farine soit bien intégrée et qu’il n’y ait pas de grumeaux.

A l’aide d’une maryse (spatule), incorporer doucement et progressivement les blancs d’œufs montés en neige, sans les casser, en soulevant la préparation de bas en haut, jusqu’à obtenir une préparation parfaitement homogène.

Enfin, rajouter les noix grossièrement concassées, toujours en mélangeant doucement avec la maryse.

Beurrer le moule et y verser la préparation en lissant la surface.

Enfourner durant 30 minutes environ : une aiguille plantée au cœur du gâteau doit ressortir propre et sèche.

A l’issue du temps de cuisson, laisser tiédir le gâteau dans son moule puis le déposer sur une grille pour le laisser finir de refroidir. Pendant ce temps, piquer finement sa surface et y répartir une partie du sirop (pour éviter les coulures, j’utilise un pinceau culinaire).

Au moment de servir, proposer à chacun de napper sa part de gâteau avec un surplus gourmand de sirop !DSC_1570

Starbucks scones au potimarron

Les gâteaux qu’on peut manger dans les Starbucks… dieu que c’est bon ! Mais il semblerait que tous les Starbucks ne proposent pas exactement les mêmes produits, d’autant plus que certains sont saisonniers et en fonction des festivités locales. Il paraitrait donc qu’on trouve des « scones au potimarron » dans les Starbucks de Melbourne ou de New-York, mais pas en Europe. Ceci dit, je suis loin d’être une spécialiste, donc je peux vraiment me tromper.DSC_1492DSC_1465

Autre point : je ne pourrais pas apporter de comparaison entre « mes » scones et ceux de Melbourne, mais ce n’est pas grave (pour moi, en tout cas). J’ai scrupuleusement suivi une recette qu’on trouve facilement là-bas, mais je dois avouer que j’ai quand même eu un sacré problème : ma pâte était sacrément gluante. En Australie, ainsi qu’aux Etats-Unis, on peut acheter des pots de purée de potimarron, prêts à être utilisés. N’ayant pas ça sous la main, j’ai fait ma propre purée de potimarron (sans sel, sans sucre), mais peut-être n’était elle pas assez sèche. Du coup, pour pouvoir façonner correctement mon pâton, j’ai dû rajouter pas mal de farine. Résultat : honnêtement, je ne sais pas trop ce qu’apporte le potimarron. Les scones étaient denses, mais quand même très parfumés. Idéal pour faire trempette dans un café. Et ça, moi, j’aime !DSC_1491

Pour la purée de potimarron neutre

  • 1/2 potimarron (il vous en restera)

Pour les scones

  • 280 g de farine
  • 65 g de sucre cassonade
  • 5 g sachet de levure chimique
  • 3 g de bicarbonate de soude
  • 4 g de quatre-épices (clous de girofle, gingembre, muscade et cannelle)
  • 2 g de sel
  • 115 g de beurre
  • 115 g de purée de potimarron
  • 40 g de lait
  • 1 gros œuf
  • 1 c.à.c. d’extrait de vanille

Pour le glaçage

  • 125 g de sucre glace
  • 25 g de lait

Pour le glaçage épicé

  • 60 g de sucre glace
  • 12 g de lait
  • 1 g de quatre-épices

Purée de potimarron

Laver soigneusement et brosser le potimarron. Ôter la queue. Couper en deux, puis à l’aide d’une cuillère à soupe, ôter les graines et les filaments.

Couper le potimarron en tranches (avec la peau), puis en cubes.

Mettre dans un faitout (ou grand récipient), couvrir d’eau et cuire 20/25 minutes environ, jusqu’à ce que les morceaux de potimarron soient bien tendres.

Bien égoutter, puis transférer les morceaux de potimarron dans un blender pour les mixer en purée. Laisser refroidir.

Les scones

Couper le beurre en dès.

Battre légèrement l’œuf en omelette, avec le lait et la vanille.

Dans un grand bol, mélanger la farine, le sucre, le sel, le bicarbonate et les quatre-épices.

Rajouter le beurre et mélanger avec le bouts des doigts jusqu’à obtenir une consistance un peu sableuse et que tout le beurre soit bien intégrée aux autres ingrédients.

A l’aide d’une maryse (ou spatule en bois), incorporer le mélange œuf/lait/vanille, et bien mélanger jusqu’à obtenir une masse homogène.

Verser la pâte sur un plan de travail fariné et à l’aide d’un rouleau pâtissier fariné, étaler la pâte en un rectangle sur une épaisseur d’environ 2,5 cm.

Couper le rectangle en 4 dans la largeur et en 2 dans la hauteur : il y aura donc 8 rectangles. Couper ensuite chaque petit rectangle en 2 triangles.Decoupe scones

Déposer chaque triangle sur une plaque de four recouverte de papier cuisson.

Enfourner durant 12 à 15 minutes : ils doivent légèrement dorer, et un couteau planté au cœur du triangle doit ressortir sec et propre.

A l’issue du temps de cuisson, sortir la plaque du four et laisser refroidir.

Les glaçages

Dans un petit bol, mélanger le sucre glace et le lait, jusqu’à ce que l’ensemble devienne lisse. Si le glaçage est trop épais, rajouter quelques gouttes de lait.

A l’aide d’une cuillère à soupe, verser le glaçage sur chaque triangle et laisser durcir à l’air ambiant.

Lorsque le premier glaçage est dur, préparer le second en mélangeant le sucre glace, les quatre-épices et le lait.

Avec une petite cuillère à café, faire des traits sur le glaçage blanc.

Laisser durcir à nouveau avant de servir.

Les scones se conservent plusieurs jours dans une boite métallique.DSC_1493

 

Le pain d’épices au praliné

L’une des gourmandises les plus associées à l’automne ou aux fêtes de fin d’année, c’est certainement le pain d’épices. Dans le nord et l’est de la France, comme dans beaucoup de pays nordiques, le pain d’épices est un incontournable en cette saison, que ce soit pour le petit-déjeuner ou pour le goûter.DSC_1478

Enfant, j’aimais bien mais sans en raffoler. Adulte, j’aime moins… Est-ce le fait d’avoir un sentiment de « trop compact » ? Est-ce la prépondérance des épices, parfois beaucoup trop présentes ? Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi, mais toujours est-il qu’on en voit très très peu à la table de cette maison. Mais, comme on dit, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, n’est-ce pas ?DSC_1479

Lorsque j’ai découvert ce pain d’épices, ultra moelleux et très doux, ma gourmandise s’est brutalement réveillée. Ici, point de gâteau dense et lourd, juste quelque chose de léger, moelleux, doux et pas trop épicé : exactement ce qu’il nous fallait !

Pour plus de gourmandise, faites votre pralin et pâte pralinée vous-même : ce n’en sera que bien meilleur !

(Adaptée de Journal des femmes)

Pour un cake de +/- 22 cm

  • 250 g de farine
  • 80 g de sucre muscovado (ou sucre roux)
  • 1 c.à.c. de quatre-épices
  • 1 c.à.c. de gingembre en poudre
  • 75 g de pralin en poudre
  • 75 g de pâte pralinée
  • 1 sachet de levure chimique (11 g)
  • 80 g de miel (pour moi : miel de montagne)
  • 20 cl de lait
  • 25 g de pistaches grillées non salées
  • qsp muësli

Dans un bol au micro-ondes, faire tiédir le lait et y délayer le miel. Réserver.

Dans une poêle sèche, torréfier légèrement les pistaches (elles ne doivent surtout pas brûler).

Préchauffer le four à 160 °C (Th. 5-6).

Dans un grand saladier, mélanger la farine, le sucre, la levure, les épices et le pralin en poudre.

Incorporer le mélange lait/miel puis rajouter la pâte pralinée. Bien mélanger jusqu’à obtenir une masse homogène.

Chemiser un moule à cake et verser la préparation.

Répartir sur toute la surface du cake les pistaches et un peu de muësli.

Enfourner durant 45 à 50 minutes. Vérifier la cuisson : une aiguille plantée au cœur du cake doit ressortir sèche.

A l’issue du temps de cuisson, laisser refroidir dans le moule.

Se conserve plusieurs jours à l’abri dans un récipient hermétique.

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Nota : je laisse refroidir le cake dans son moule en l’entreposant dans mon four à micro-ondes – éteint, bien sûr ! Non seulement le cake est à l’abri des gourmands tentés d’en chiper déjà un bout, mais en plus il refroidit lentement dans un vase clos ce qui lui permet de le rendre encore plus moelleux.