Les bunyetes catalanes

Aaah, les bunyetes (se prononce « bougnettes »)… ! Dès que je suis arrivée en pays catalan de ma Belgique natale, j’ai adoré ce petit beignet, craquant en plaine du Roussillon, plus moelleux dans le Vallespir… Je me souviens qu’une boulangerie de Millas en faisait tout le long de l’hiver et lorsqu’on redescendait le dimanche soir des pistes de ski, on s’arrêtait très souvent en acheter. Et étant donné le souvenir que j’ai du nombre de voitures stationnées en double file, on ne devait pas être les seuls !DSC_1941

Habituellement, cette spécialité traditionnelle catalane se déguste à Mardi Gras ou à Pâques. Et, chauvinisme local oblige, même si on les trouve sur tout le territoire catalan, du Conflent à la Côte Rocheuse, en passant par le Cerdagne, le Capcir et le Vallespir, ces beignets ne s’appelent pas partout de la même façon. Outre les « bunyetes », vous rencontrez les « bunyols », les « crespells » ou encore les « oreillettes ».DSC_1930

Mais peu importe le petit nom qu’on leur donne, la recette est la même pour tous et si, à l’ancienne, elle nécessitait un vrai coup de main (pâte étalée sur un torchon posé sur les genoux), aujourd’hui, je simplifie vraiment la donne pour en faire quand même un bon petit beignet à déguster au coin du feu, accompagné (pourquoi pas ?) d’un muscat ou d’un Banyuls.DSC_1940

Et comme disent les catalans : « Bon profit ! ».

Pour environ 40 bunyetes

  • 500 g + 200 g de farine
  • 4 œufs
  • 100 g de sucre
  • 20 g de levure fraîche
  • 10 cl de lait
  • 125 g de beurre
  • 2 sachets de sucre vanillé
  • 6 cl d’eau de fleur d’oranger
  • 2 pincées de sel
  • 2 citrons non traités (facultatif)
  • huile de friture

Laver et sécher les citrons. Prélever leurs zestes. Réserver.

Faire tiédir le lait (+/- 20/25°C) et y émietter la levure fraîche. Réserver.

Faire fondre le beurre à feu doux. Réserver.

Dans un saladier, fouetter les œufs en omelette, puis y rajouter l’eau de fleur d’oranger, le beurre fondu, les sucres, le sel et enfin les zestes de citron.

Dans la cuve du robot muni de l’ustensile « feuille » (sinon, à la main), mettre 500 g de farine puis y ajouter le mélange œufs/fleur d’orange/beurre/sucre/zestes.

Incorporer ensuite le mélange lait/levure et pétrir la pâte durant 10 à 12 min. (si pétrissage manuel : 25 à 30 min.). Rajouter 1 c.à.s. de farine si la pâte est trop collante. Continuer ainsi en rajoutant de temps en temps 1 c.à.s. de farine, jusqu’à obtenir une pâte lisse, et élastique, qui ne colle plus aux parois. (Attention : rajouter ce surplus de farine de façon très progressive : la pâte ne doit pas être trop sèche).

Recouvrir la cuve avec un torchon propre (sans toucher la pâte) et laisser lever jusqu’à ce que la pâte double de volume, pendant 3 à 4h environ dans un endroit chaud (+/- 25°) : four préchauffé puis éteint, dessus d’un radiateur ou autre…

Disposer une feuille de cuisson sur le plan de travail (évite l’adhérence de la pâte). Prélever 40 g de pâte, façonner une boulet et déposer la boule de pâte sur la feuille de cuisson. Continuer jusqu’à épuisement de la pâte.

A l’aide d’un papier essui-tout imbibé d’huile, huiler légèrement le plan de travail. Déposer une boule de pâte, huiler le dessus de la boule, et à l’aide du rouleau pâtissier, étaler cette pâte le plus finement possible. Autre possibilité : huiler un peu ses mains, et étirer la pâte avec les doigts.

Verser de l’huile dans un faitout ou une friteuse.

Mettre un disque de pâte à cuire dans l’huile de friture : laisser dorer une face avant de retourner pour finir la cuisson sur l’autre face. Les bunyetes doivent être juste dorées. (Attention : ça va très vite). Égoutter et déposer sur un papier absorbant avant de saupoudrer de sucre. Continuer ainsi de suite jusqu’à ce que toutes les boules de pâte soient étirées et cuites.

Conserver les bunyetes sous un torchon avant de les déguster.DSC_1933

 

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Barquettes de notre enfance

Depuis ce début d’année 2015, je n’ai pas été très présente. Je peux même dire que j’ai brillé par mon absence. La faute à l’humeur, le manque d’énergie, le boulot et le temps qui passe… trop vite ! Bref, il est grandement temps de se ressaisir. Ceci dit, ceci fait : je me suis secouée pour sortir de cette hibernation volontaire (ou non ?). Le moment idéal pour une petite gourmandise à déguster au coin du feu avec un bon thé… C’est de saison, non ?DSC_1929

J’ai découvert cette recette de barquettes lors de mon dernier stage chez Valrhona, dédié au petit-déjeuner dans sa globalité (viennoiseries, brioches, mais aussi petits gâteaux, pâtes à tartiner diverses, confitures etc). Si on doit les comparer à celles du commerce, celles-ci sont plus moelleuses que les barquettes achetées toutes prêtes. Moi, je préfère, mais ça, c’est juste une affaire de goût (comme toujours, non ?). J’ai choisi de les réaliser au chocolat noir (Valrhona, bien sûr), mangue/fruits de la passion et cerise. Mais pourquoi pas les garnir de pâte à tartiner, de spéculoos, ou tout simplement de votre confiture favorite ? Mais quelle que soit votre préférence, ces petits gâteaux à base d’amandes ont réellement un petit côté régressif… À mettre absolument entre toutes les mains.DSC_1922

Nota 1 : dans la recette ci-dessous, il faut de la pectine NH. Si vous n’en avez pas, remplacez la quantité de sucre + la quantité de pectine NH par du Confisuc (sucre pour confiture contenant déjà de la pectine).DSC_1923

Nota 2 : en cette saison, il n’y a pas trop de fruits frais. Peu importe : soit vous utilisez des pulpes de fruits comme moi, contenant uniquement des fruits et pas de sucre, sinon vous pouvez utiliser des fruits surgelés (laisser dégeler au réfrigérateur, puis mixer dans le blender. Si nécessaire, tamiser pour en ôter les graines).

Pour environ 140 mini-barquettes

  • 300 g de poudre d’amandes
  • 300 g de sucre
  • 300 g d’œufs (+/- 6 œufs)
  • 160 g de beurre
  • 40 g de farine
  • 1 gousse de vanille

Pour le sirop d’imbibage

  • 300 g d’eau
  • 150 g de sucre

Pour la garniture au chocolat noir

  • 115 g de crème liquide entière
  • 12 g de miel neutre (ex. acacias)
  • 100 g de chocolat noir à 70 % (pour moi : Guanaja, de Valrhona)
  • 35 g de beurre

Pour la garniture mangue-passion

  • 150 g de pulpe de mangue (pour moi : Capfruits)
  • 100 g de pulpe de fruits de la passion (pour moi : Capfruits)
  • 125 g de sucre
  • 3 g de pectine NH

Pour la garniture cerise

  • 250 g de pulpe de cerise (pour moi : Capfruits)
  • 112 g de sucre
  • 4 g de pectine NH

Les mini-barquettes

Fendre et gratter la gousse de vanille : récupérer les graines.

Dans une petite casserole, faire fondre le beurre à feu doux.

Préchauffer le four à 170 °C (Th. 6).

Dans un cul-de-poule, mélanger la poudre d’amandes, le sucre et les graines de vanille.

Incorporer progressivement les œufs, en fouettant bien.

A l’aide d’une maryse, rajouter ensuite la farine tamisée et le beurre fondu tiède, en mélangeant énergiquement jusqu’à obtenir un mélange homogène.

Garnir au 2/3 de leur hauteur des moules à mini-savarins.

Disposer les moules sur la grille du four, les recouvrir d’une feuille de papier cuisson et poser par-dessus une plaque de cuisson (ceci pour que les barquettes restent bien plates).

Enfourner durant 20 min.

A l’issue du temps de cuisson, laisser tiédir 5 min. avant de démouler et laisser refroidir sur une grille.

Sirop d’imbibage

Dans une casserole, porter l’eau et le sucre à ébullition, jusqu’à ce que le sucre soit totalement fondu.

Lorsque les barquettes sont bien froides, les tremper dans le sirop d’imbibage et déposer sur une feuille de papier cuisson.

Garniture au chocolat noir

Couper le beurre en petits morceaux. Réserver.

Couper le chocolat en morceaux et le faire fondre au bain-marie, à feu doux.

Dans une casserole faire chauffer la crème et le miel.

Ôter le bol contenant le chocolat fondu du bain-marie.

A l’aide d’une maryse, verser la crème chaude en trois fois sur le chocolat fondu, en mélangeant au centre afin de créer un « noyau » élastique et brillant (un peu comme pour faire une mayonnaise).

Une fois le mélange terminé, et redescendu à une température de 35/40°C, incorporer le beurre.

Verser la garniture au chocolat dans une poche à douille et garnir une partie des barquettes. Laisser figer à température ambiante.

Garniture mangue-passion

Mélanger le sucre et la pectine NH.

Dans une petite casserole, faire chauffer à feu doux les pulpes de fruits. Lorsque la température atteint 40°C, incorporer le mélange sucre/pectine et bien fouetter.

Porter à ébullition et maintenir le bouillon pendant 1 min. environ.

Verser dans une poche à douille et garnir immédiatement la moitié des barquettes restantes. Comme précédemment, laisser figer à température ambiante.

Garniture cerise

Mélanger le sucre et la pectine NH.

Dans une petite casserole, faire chauffer à feu doux la pulpe de fruits. Lorsque la température atteint 40°C, incorporer le mélange sucre/pectine et bien fouetter.

Porter à ébullition et maintenir le bouillon pendant 1 min. environ.

Verser dans une poche à douille et garnir immédiatement les barquettes restantes. Comme précédemment, laisser figer à température ambiante.DSC_1917

Mug cake double chocolat

Je vous vois déjà, fortement affairé(e) dans les derniers préparatifs de Noël. Entre les cadeaux à finir d’acheter et/ou d’emballer, la décoration de la maison à peaufiner et le repas à préparer, vous n’avez pas le temps de vous préparer une petite pause douceur pourtant bien méritée. Tatatadaaaa ! Ma solution ? Un super bon petit mug-cake.DSC_1756

Il y a quelques mois, ma sœur, passionnée de chocolat (contrairement à moi), me demandait si je n’avais pas de recette de mug-cake. Jusque là, ça ne m’attirait que moyennement, mais le phénomène a pris une belle ampleur. J’avais quand même fait quelques essais… foireux ! Gluant, pâteux, lourd… bref, rien pour me plaire.

Puis, j’ai appris à connaitre les recettes de Lene Knudsen, une danoise vivant à Paris et on m’a également récemment offert un livre ne traitant que des mugs-cakes : il y en a pour tous les goûts. Miss Lolotte, qui adoooooore le chocolat, n’hésite d’ailleurs pas trop pour tester !DSC_1752Ce mug-cake est terriblement chocolaté, uniquement pour les aficionados du petit carré noir (enfin, pas que, quand même !). Les proportions sont pour 2 mugs mais comme c’est quand même très riche, il ne faut pas hésiter à répartir l’appareil dans 3 mugs ou tasses un peu plus petits pour faire une pause goûter illico-presto-rapido-quicko à savourer immédiatement !

PS : si les mug-cake se préparent normalement directement dans le mug servant à la cuisson, je préfère pour ma part préparer la pâte dans un grand bol, afin de bien mélanger tous les ingrédients. Je reverse ensuite dans les mugs pour la cuisson.

Pour 2 mugs

  • 50 g de chocolat noir intense (pour moi : Guanaja de Valrhona 70 %)
  • 20 g de beurre
  • 1 œuf
  • 40 g de sucre
  • 10 cl de crème liquide entière
  • 45 g de farine
  • 1 pincée de levure chimique
  • 1 c.à.s. de pépites de chocolat

Bien mélanger la levure à la farine.

Couper le chocolat en petits morceaux et le faire fondre dans un bol au micro-ondes avec le beurre, en surveillant (il ne doit pas cuire, juste fondre).

Ajouter la crème liquide et l’œuf en fouettant vigoureusement pour bien amalgamer l’ensemble.

Incorporer le sucre en poudre et le mélange farine/levure. Bien mélanger puis rajouter les pépites de chocolat.

Répartir le mélange dans 2 mugs (ou 3 tasses) et faire cuire au micro-ondes pendant 1 minute 30 à puissance maximale (800 watts) (en cas de portions individuelles plus petites, diminuer le temps de cuisson et ajuster au coup par coup…).

Laisser refroidir quelques instants avant de déguster.

Enjoy !

Nota : les pépites de chocolat peuvent être facilement réalisées à la maison  – faire fondre un peu de chocolat dans un bol, aspirer le chocolat à l’aide d’une seringue culinaire et disposer des gouttes de chocolat sur un papier cuisson. Laisser refroidir avant d’utiliser.

 

Madeleines au yuzu (ou pas) et coque de chocolat (ou pas)

Hier soir, Miss Lolotte a émis un petit cri d’effroi quand elle a plongé sa main dans la boîte à biscuits… vide !!! Horreur : Monsieur son père étant passé par là, il ne restait plus un seul macaron à la noisette. Enfin : si… un seul justement, que Monsieur avait déjà en main, prêt à être englouti. Mais s’il a consenti à donner ce dernier macaron à sa fille, ils m’ont bien fait comprendre qu’il fallait que cette boîte se remplisse à nouveau…DSC_1678

Pas besoin d’aller chercher loin pour savoir ce qui leur plait, question « piocheries » : des madeleines. J’ai donc préparé une pâte à madeleines, un peu dérivée de la recette de Lenôtre car j’y ai rajouté de l’huile d’olive au yuzu (une nouveauté que je trouve au Domaine de l’Oulivie, près de chez moi), de la poudre de Yuzu et certaines madeleines ont même été recouvertes d’un joli manteau cacaoté. DSC_1684

Maintenant que j’ai fait ça, et sachant que 50 mini-madeleines sont sorties de mon four, les paris sont lancés : combien de temps la boîte à gâteaux va-t’elle résister à l’assaut de mes gloutons ? Parce que, finalement, ces choses-là se mangent sans faim…DSC_1675

Pour +/- 25 madeleines (ou 50 mini-madeleines)

  • 3 œufs
  • 130 g de sucre
  • 20 g de miel d’acacias
  • 150 g de farine
  • 90 g de beurre ramolli
  • 35 g d’huile d’olive (pour moi : huile d’olive au yuzu)
  • 8 g de poudre de yuzu (ou le zeste d’un citron non traité)
  • 1 pincée de sel
  • 5 g de levure chimique

Pour la coque en chocolat

  • 1 pistole (ou carré) de chocolat noir / madeleine

(La veille)

Tamiser ensemble la farine et la levure chimique.

Dans un grand bol, et à l’aide d’un batteur électrique, fouetter ensemble les œufs, le sucre, le sel et le miel jusqu’à ce que le mélange blanchisse et double de volume.

Incorporer le mélange farine/levure et continuer à fouetter.

Rajouter enfin le beurre ramolli, l’huile d’olive et la poudre de yuzu (ou les zestes de citron).  Fouetter jusqu’à obtenir une consistance bien lisse.

Verser la pâte dans un récipient hermétique et entreposer au frais jusqu’au lendemain.

(Le lendemain)

Préchauffer le four à 230°C (Th.7/8).

Chemiser et fariner les moules à madeleines.

Remplir les alvéoles de pâte, sans dépasser le 3/4 de la hauteur de l’empreinte.

Enfourner à mi-hauteur et baisser immédiatement la température du four à 200°C (Th. 6/7).

Laisser cuire 4 à 5 minutes, puis baisser encore la température du four à 180°C (Th. 6). Poursuivre la cuisson pendant 4 à 5 minutes supplémentaires : les madeleines doivent être bien gonflées et dorées.

A l’issue du temps de cuisson, ôter les madeleines du four et les démouler immédiatement sur une grille.

Pour les coques en chocolat

Nettoyer et sécher soigneusement le moule à madeleines.

Déposer une pistole (ou carré) de chocolat noir dans chaque alvéole, et enfourner le moule dans le four éteint. Laisser durant 5 minutes environ : le chocolat va se ramollir totalement.

Déposer une madeleine dans chaque empreinte, sur le chocolat, et laisser refroidir jusqu’à ce que le chocolat ait à nouveau durci.

Les madeleines se conservent quelques jours dans une boîte en fer (ou pas : tout dépend si vous savez résister à la tentation ou non !).