Gâteau au café et aux noix

J’enrage ! Soit c’est moi, soit c’est mon fournisseur d’accès internet qui est off ! Bref, en ce moment, pour publier quoi que ce soit, ce n’est pas évident. Je suis revenue, internet est revenu…de temps en temps. Pour me calmer, rien de tel qu’un peu de … café !! Bon, c’est vrai, je sais que c’est un peu l’effet contraire qui serait obtenu en temps normal, mais un gâteau au café, c’est pas tout à fait pareil, non ? En ce moment, j’en raffole. Message subliminal de mon estomac vers mon cerveau pour me rebooster ? ça se pourrait bien…DSC_2106

Ce gâteau est un pur délice. Si, visuellement, il ressemble au gâteau intensément café que j’ai fait récemment, il est totalement différent au niveau du goût. Je suis un peu nulle au niveau « changements » visuels, mais finalement, même si c’est également important, ce qui compte avant tout, c’est le goût. DSC_2103

La noix et le café / le café et la noix… hmmm… trop bon ! Un gâteau moelleux et une sorte de génoise à faire fondre n’importe quel gourmand. Je vous en garde une part ? Oui ? … trop tard, il n’y en a plus ! Alors, à vos fourneaux pour refaire ce dessert simplissime : vous serez conquis(e).DSC_2102

Pour un moule de 20 ∅ de diamètre environ

Pour la ganache montée au café

  • 100 g de chocolat blanc de couverture (pour moi : Ivoire de Valrhona)
  • 200 g de crème liquide entière
  • 1 c.à.s. de café instantané (pour moi : Nescafé Sélection « corsé et intense »)

Pour le biscuit aux noix

  • 3 œufs
  • 100 g de sucre vergeoise
  • 150 g de beurre
  • 100 g de noix
  • 125 g de farine
  • 5 g de levure chimique
  • 1 c.à.s. de rhum
  • qsp beurre pour le moule

Pour la finition chocolat

  • 100 g + 100 g de chocolat noir de couverture (pour moi : Caraïbes de Valrhona)
  • 15 g + 15 g de beurre
  • 10 cl de lait entier
  • 10 cl + 1 c.à.s. de crème liquide entière
  • 20 g de sucre

(la veille) La ganache montée au café

Si le chocolat n’est pas en pistoles (ou fèves), le couper grossièrement à l’aide d’un bon couteau de cuisine. Faire fondre le chocolat au bain-marie.

Dans une petite casserole, mélanger la crème et le café et porter à ébullition.

Verser la crème sur le chocolat et laisser reposer 1 minute. A l’aide d’une maryse, mélanger énergiquement, en veillant à garder la maryse au centre du plat, de façon à créer une émulsion lisse et homogène (un peu comme on monterait une mayonnaise).

Filmer le plat et réserver au frais jusqu’au lendemain.

(Le lendemain) Verser le mélange chocolat/crème/café dans le bol du robot muni de l’ustensile fouet (ou batteur électrique) et battre la crème comme pour faire une chantilly. Lorsque la masse prend du volume, la ganache est prête. Réserver au frais jusqu’à utilisation.

Le biscuit aux noix

Beurrer et chemiser le moule.

Clarifier les œufs.

Faire fondre le beurre à feu doux.

Dans le bol d’un mixeur, réduire les noix en poudre.

Mélanger la farine avec la levure chimique et les noix en poudre.

Préchauffer le four à 180 °C (Th. 6).

Dans la cuve du robot muni de l’ustensile fouet (ou batteur électrique), blanchir les jaunes d’œufs avec le sucre vergeoise.

Rajouter le beurre fondu, et le rhum.

Incorporer le mélange farine/levure/noix en poudre.

Monter les blancs d’œufs en neige ferme.

A l’aide d’une maryse, incorporer délicatement les blancs d’œufs à la pâte, en soulevant la masse et en prenant garde à ne pas casser les blancs.

Verser la pâte dans le moule et enfourner durant 30 minutes à mi-hauteur (la pointe d’un couteau planté au cœur du biscuit doit ressortir sèche).

A l’issue du temps de cuisson, laisser tiédir le biscuit durant 10 minutes avant de le démouler sur une grille et de le laisser refroidir totalement à l’envers (le dessus du biscuit dans le moule devient le dessous – ceci permet au gâteau d’être bien plat).

Lorsque le biscuit est bien froid (et pas tiède ! Il s’effriterait énormément), le couper en deux dans l’épaisseur à l’aide d’un grand couteau cranté.

Étaler la ganache montée au café sur la tranche inférieure du gâteau, puis recouvrir avec l’autre partie du gâteau. Réserver au frais.

La finition chocolat

Faire fondre 100 g de chocolat noir en morceaux au bain-marie.

Hors du feu, rajouter 15 g de beurre coupé en petits morceaux, et bien mélanger jusqu’à obtenir une masse homogène.

Dans une petite poêle, verser le lait et porter à ébullition.

Hors du feu, rajouter 1 c.à.s. de crème liquide et le sucre. Bien mélanger jusqu’à ce que le sucre soit totalement fondu.

Verser ce mélange sur le chocolat noir fondu et fouetter jusqu’à ce que la préparation soit totalement lisse et homogène. Réserver cette sauce chocolatée.

Coupe le restant de chocolat noir en petits morceaux.

Dans une petite poêle, faire bouillir 10 cl de crème liquide.

Hors du feu, incorporer le chocolat noir et mélanger vivement pour homogénéiser l’ensemble.

Rajouter le restant de beurre et 100 g de sauce chocolatée (le reste se consomme tel quel !), et bien mélanger jusqu’à obtenir une crème lisse et homogène.

Poser le gâteau garni de ganache sur une grille, au dessus d’un autre plat (ou de papier aluminium) et verser cette crème chocolatée jusqu’à enrober totalement le gâteau.

Laisser figer quelques instants avant de déplacer le gâteau sur un plat de service. Réserver au réfrigérateur.

On peut présenter ce gâteau tel quel, ou légèrement saupoudré d’un voile de cacao pur, ce qui donnera un effet visuel velours…

 

 

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Karythopitta, gâteau grec aux noix et aux épices

Il y a quelques jours, on m’a parlée du Karythopitta… enfin, je pense, car je ne me souviens plus précisément du nom du gâteau. Après avoir fait quelques recherches, je suis tombée sur le Karythopitta, qui est un gâteau grec aux noix. Étonnamment, je n’ai pas trouvé une seule recette qui ressemble à une autre. Il semble y avoir pas mal de variantes. Et autre point : quasiment inconnu en France, il paraitrait qu’il fait pas mal d’adeptes dans les pays anglo-saxons, notamment en Australie … un peu loin de la Grèce, quand même !DSC_1555

Mon batteur électrique n’a pas aimé ce gâteau : après 25 ans de bons et loyaux services, il a fallu qu’il me lâche en pleine préparation… Fumée noire qui sort du moteur, odeur entêtante de plastique brûlé : pas terrible ! Finalement, un fouet manuel est bien plus fidèle car, lui au moins, ne vous trahit pas… DSC_1560

Bref, tout ceci pour dire que pour faire mon Karythopitta, j’ai fait un peu un mix de tout ce que j’ai plus glaner ici et là. J’ai d’ailleurs remplacé le Brandy par du Cognac. Et concernant le résultat final, je ne suis pas déçue du tout. DSC_1568

Lorsqu’on regarde ce gâteau, on s’attend à quelque chose de lourd et compact : en fait, c’est tout le contraire. Il est moelleux et léger, et chacun verse à sa convenance un peu de ce sirop aux épices qui rend le Karythopitta encore plus gourmand.

Pour un moule carré d’environ 19 x 19 cm

Pour le sirop

  • 220 g de sucre
  • 50 g de miel
  • 20 cl d’eau
  • 2 cl de cognac
  • 4 clous de girofle
  • 1/2 c.à.c. de cannelle en poudre
  • 1 orange non traitée

Pour le gâteau

  • 125 g de beurre ramolli
  • 140 g de sucre en poudre
  • 5 œufs
  • 350 g de noix grossièrement concassées
  • 190 g de farine
  • 6 g de levure chimique
  • 2 c.à.c. de cannelle en poudre
  • 6 cl de cognac
  • 1/4 c.à.c. de clous de girofle en poudre
  • 1 orange non traitée

Le sirop

Laver soigneusement l’orange. A l’aide d’un épluche-légume (ou d’un bon couteau), en prélever l’écorce (ne pas prélever le ziste, la membrane blanche sous le zeste qui a un goût amer et est donc à éviter).

Dans une casserole, mettre l’eau, le sucre, le miel, le cognac, les clous de girofle, la cannelle et l’écorce d’orange. Bien mélanger puis faire chauffer. Maintenir à ébullition jusqu’à atteindre 118°C environ (sans thermomètre culinaire : faire bouillir une dizaine de minutes, jusqu’à obtenir une consistance bien sirupeuse).

Ôter du feu et laisser refroidir.

Le gâteau

Clarifier les œufs.

Laver et sécher soigneusement l’orange. En prélever les zestes, le plus finement possible.

Dans le bol du robot muni du crochet « fouet », monter les blancs d’œufs en neige.

Dans un petit saladier, tamiser ensemble la farine et la levure chimique.

Préchauffer le four à 180°C (Th. 6).

Dans un grand saladier, et à l’aide d’un batteur électrique (ou d’un fouet manuel), battre le beurre ramolli avec le sucre jusqu’à obtenir une consistance crémeuse. Incorporer progressivement les jaunes d’œufs, le cognac, les zestes d’orange, la cannelle et les clous de girofle en poudre. Fouetter jusqu’à obtenir une préparation bien homogène.

A l’aide du fouet, incorporer progressivement le mélange farine/levure à la préparation, en veillant à ce que toute la farine soit bien intégrée et qu’il n’y ait pas de grumeaux.

A l’aide d’une maryse (spatule), incorporer doucement et progressivement les blancs d’œufs montés en neige, sans les casser, en soulevant la préparation de bas en haut, jusqu’à obtenir une préparation parfaitement homogène.

Enfin, rajouter les noix grossièrement concassées, toujours en mélangeant doucement avec la maryse.

Beurrer le moule et y verser la préparation en lissant la surface.

Enfourner durant 30 minutes environ : une aiguille plantée au cœur du gâteau doit ressortir propre et sèche.

A l’issue du temps de cuisson, laisser tiédir le gâteau dans son moule puis le déposer sur une grille pour le laisser finir de refroidir. Pendant ce temps, piquer finement sa surface et y répartir une partie du sirop (pour éviter les coulures, j’utilise un pinceau culinaire).

Au moment de servir, proposer à chacun de napper sa part de gâteau avec un surplus gourmand de sirop !DSC_1570

Gâteau tout chocolat aux pépites et aux noix

Quand on accumule dans son réfrigérateur des blancs d’œufs, on ne sait pas toujours comment les utiliser. Certes, on peut les congeler pour une utilisation ultérieure (j’en ai déjà pas mal), en faire des meringues (ici, ils n’en sont pas amateurs), des mousses etc… mais non, aujourd’hui, je ne voulais pas de tout ça.P1090953

Un gâteau, avec du chocolat, et dans lequel il n’y a que des blancs d’œufs : voilà une bonne idée qui ne m’effleure que rarement les neurones ! Un bon gâteau au chocolat, bien gourmand et moelleux, avec des pépites de chocolat (des fois qu’il n’y en ait pas assez dans la pâte), des noix et un soupçon de café pour rehausser le goût final…

La recette de ce gâteau vient du fin fond de mon tiroir : impossible de me rappeler son origine, car il y a longtemps qu’elle y végète. Mister Tom et Miss Lolotte ne me le demanderont pas, pourvu qu’ils puissent y goûter dès leur retour du collège/lycée. Et moi aussi, par la même occasion… s’ils me laissent le temps d’en piquer une part !

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Ma petite suggestion : accompagnez ce gâteau de crème anglaise. Ce sera encore meilleur !

Pour un gâteau ø 26 cm

  • 240 g de blancs d’œufs (+/- 8 œufs)
  • 200 g de sucre
  • 2 x 120 g de chocolat noir pâtissier (pour moi : Caraïbe de Valrhona)
  • 120 g de beurre
  • 5 cl de café extra fort
  • 80 g de farine
  • 80 g de fécule de maïs (Maïzena)
  • 1 c.à.c. de levure chimique
  • 1/2 c.à.c. de bicarbonate alimentaire
  • 75 g de noix
  • 75 g de pépites de chocolat
  • 40 g d’eau
  • 80 g de lait
  • 1 c.à.c. d’extrait de café (ou 1 c.à.s. de café extra fort)

Dans un saladier, mélanger la farine, la Maïzena, 140 g de sucre, la levure chimique et le bicarbonate.

Faire fondre au bain-marie 120 g de chocolat et le beurre : bien mélanger pour homogénéiser l’ensemble. Rajouter le café.

Préchauffer le four à 180°C (Th. 6).

Monter les blancs d’œufs en neige avec les 60 g de sucre restant.

Incorporer progressivement aux blancs d’œufs montés, le mélange farine/sucre/levure jusqu’à ce que l’appareil soit homogène et lisse.

Rajouter les noix grossièrement hachées.

A l’aide d’une maryse (ou spatule), rajouter délicatement le chocolat fondu ainsi que les pépites de chocolat.

Beurrer et fariner un moule à manqué.

Verser le mélange dans le moule et enfourner durant 30 minutes environ.

A l’issue du temps de cuisson, démouler le gâteau et le déposer sur une grille.

Faire fondre au bain-marie les 120 g restants de chocolat, avec l’eau, le lait et l’extrait de café.

Verser le chocolat fondu sur le gâteau, lisser et laisser refroidir à température ambiante avant de déguster.p1080207

Confiture de prunes au cognac, raisins et noix

Lorsque j’ai débuté ce blog, je n’aurais jamais cru qu’un jour je mettrais une recette de confiture. C’est banal, une confiture. Tout le monde sait faire les confitures. Mais là, il fallait vraiment que je partage cette recette avec vous. Cette confiture est tout simplement incroyable (pour moi, bien sûr !).P1080522

En général, on a tendance a marier les prunes avec les amandes. Ici, que nenni. Point d’amandes. En lieu et place : des raisins, des noix et un soupçon de cognac. Ne vous inquiétez pas, vous ne serez pas en état d’ébriété après avoir goûté cette douceur. D’une part, parce que la quantité de cognac est infime par rapport à la quantité de fruits et de sucre. D’autre part, parce que tout alcool qui a chauffé diminue sa teneur en alcool, voire même n’en contient plus du tout dès lors qu’il est flambé… Vous me suivez ?

Bref, tout ceci pour vous dire que vous pourrez manger cette confiture dès potron-minet, sur un bon pain de campagne ou aux céréales… mais laissez-en quand même un peu aux autres !P1080520

  • 2 kg de prunes jaunes
  • 40 cl d’eau
  • 2 kg de sucre à confiture, type Confisuc
  • 140 g de noix
  • 250 g de raisins secs (raisins blonds)
  • 15 cl de cognac

Couper les prunes en deux et les dénoyauter. Dans un gros faitout, ou bassine à confiture, mettre les prunes et l’eau, puis faire chauffer. Dès ébullition, baisser le feu et faire cuire à petits bouillons pendant 30 minutes, en remuant de temps en temps.

Rajouter le sucre, et mélanger jusqu’à sa complète dissolution. Incorporer les raisins secs. Poursuivre la cuisson à petits bouillons pendant 40 minutes, en remuant de temps en temps (attention aux projections !).

A l’issue de ce temps, vérifier si la consistance de la confiture est bonne : déposer une c.à.c. de confiture sur une assiette froide. Attendre 1 mn puis toucher du bout du doigt : si la surface de la confiture se ride, la confiture est cuite. Sinon, prolonger la cuisson d’une dizaine de minutes.

Enfermer les noix dans un sachet, et tapoter ce sachet avec un rouleau pâtissier : ceci va permettre de hacher rapidement et grossièrement les noix.

Hors du feu, incorporer les noix et le cognac. Bien mélanger.

Remplir immédiatement des pots stérilisés, fermer le couvercle en serrant bien, et retourner les pots de confiture tête-bêche jusqu’à complet refroidissement.

Il faut aussi goûter la confiture de prunes jaunes & vanille : un délice également !P1080524

Nota 1 : pour stériliser des bocaux et leur couvercle : bien les laver et les rincer. Les faire bouillir 10 à 15 minutes dans de l’eau, les sortir à l’aide d’une pince et laisser sécher à l’envers sur un torchon propre (ne pas les sécher avec un torchon)

Nota 2 : peut-être peut on diminuer un peu la quantité de sucre mais cela dépend des fruits (sucrés ou acides)