Baguette sans pétrissage

Cette fois, ça y est : on est de plein pied dans la nouvelle année. Derrière nous le temps des festivités, des agapes à n’en plus finir, des excès en tout genres. Allez, zou, on se reprend en main. Quant aux décisions qu’on prend toujours en ce début d’année, on est prié de les tenir, svp !!!DSC_1776

Pour ma part, entre autres, ce sera d’être un peu plus assidue dans ma cuisine que j’ai (quasiment) laissée à l’abandon ces derniers temps, d’où le peu de publications.DSC_1772

Je débute donc avec quelque chose que nous mangeons tous, tous les jours : la baguette. Incontournable, indissociable de la cuisine française. Je vous ai déjà montré une recette de baguette « tradition » excellente, mais beaucoup plus longue à mettre en oeuvre que celle-ci qui a le mérite de se préparer en 10 minutes… et c’est tout !!! Cette recette, qu’on trouve un peu partout sur le net, est incroyablement simple et le résultat est bluffant : aprés la préparation de la pâte, on laisse tranquillement celle-ci « pousser », puis on met immédiatement au four pour obtenir 2 belles baguettes croustillantes à souhait.DSC_1775

Pour ma part, il y a belle lurette que je ne mets plus les pieds chez le boulanger (hormis un imprévu, bien sûr) avec mon pain sans pétrissage. Depuis quelques semaines, j’alterne entre ce pain-là et ces baguettes. Pourquoi s’en priver ?DSC_1823

Pour 2 baguettes

  • 375 g de farine T55
  • 30 cl d’eau tempérée (20°C)
  • 12 g de levure fraîche
  • 8 g de sel

Dans un saladier, délayer la levure fraîche dans l’eau, et mélanger jusqu’à ce qu’elle soit totalement dissoute.

Verser la farine, ainsi que le sel, et à l’aide d’une spatule (pour moi : un fouet danois), mélanger énergiquement tous les ingrédients jusqu’à obtenir une pâte parfaitement homogène. La pâte sera très collante, c’est normal.

Recouvrir le saladier d’un film alimentaire (sans toucher la pâte) et laisser lever jusqu’à ce que la pâte double de volume, pendant 2h environ (voire toute une nuit) à température ambiante (ne pas mettre au réfrigérateur).

Préchauffer le four à 240 °C (Th. 8) et placer un récipient contenant 50 cl d’eau dans le bas du four.

Fariner légèrement le plan de travail avant d’y verser la pâte. Saupoudrer la pâte d’un voile de farine (elle est très collante), puis partager la pâte en 2 parts égales.

Disposer la pâte dans le moule à baguettes également fariné (à défaut, sur une plaque de cuisson de four recouverte d’un papier cuisson) après avoir grossièrement formé 2 baguettes (farinez bien vos mains).

À l’aide d’une paire de ciseaux, faire 3 ou 4 entailles sur le dessus de chaque baguette.

Enfourner durant 30 minutes.

A l’issue du temps de cuisson, laisser refroidir les baguettes sur une grille.

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Cake au citron, rhum et huile d’olive

Le citron et moi, c’est une histoire d’amour qui dure depuis l’enfance. Petite, je mordais carrément dedans. Aujourd’hui, si je ne fais plus ça, j’en consomme quand même en moyenne 1 par jour, durant toute l’année ! J’en mets dans mon eau pétillante (eh oui, je déteste l’eau plate), dans mon thé, dans mes desserts etc… Bref, moi sans citron, ce n’est plus moi !DSC_1653

Alors quand j’ai vu qu’il manquait un cake au citron à mon palmarès, mon sang batteur n’a fait qu’un tour ! J’avais repéré depuis un moment une délicieuse recette ici, et j’avoue que je ne suis pas déçue : les réfractaires au citron vont devoir aller voir ailleurs…DSC_1661

Le moelleux apporté par la crème fraiche et le fruité de l’huile d’olive sont un plus pour ce cake qui se déguste avec ou sans glaçage qui, quant à lui, est tout à fait secondaire et absolument pas indispensable. Sinon, on peut aussi le napper d’un sirop, qui va permettre une meilleure conservation et augmenter la sensation de moelleux.DSC_1665

J’ai fait le choix de battre les blancs d’œufs en neige, pour le côté aérien qu’ils apportent aux préparations, ainsi que de préparer ma pâte la veille et de la laisser reposer toute une nuit au réfrigérateur, laissant ainsi le temps aux arômes de se développer. Mais si vous êtes pressé(e), n’ayez aucune crainte : vous pouvez enfourner immédiatement et le cake restera quand même très bon.

Pour un moule à cake de +/- 25 cm

  • 200 g de sucre cassonade
  • 190 g de farine
  • 3 œufs
  • 90 g de crème fraîche épaisse
  • 80 g d’huile d’olive (pour moi, huile d’olive du Domaine de l’Oulivie)
  • 5 g de levure chimique
  • 1 citron non traité
  • 2,5 cl de rhum

Glaçage

  • 220 g de sucre glace
  • 1 c.à.s. de jus de citron
  • qsp eau chaude

ou Sirop

  • 10 cl d’eau
  • 80 g de sucre
  • 1 citron

(la veille)

Clarifier les œufs et monter les blancs d’œufs en neige.

Laver et sécher soigneusement le citron. Zester la peau et presser le jus jusqu’à obtenir 5 cl.

Chemiser le moule à cake.

Tamiser ensemble la farine et la levure chimique.

Dans une cuve, et à l’aide d’un fouet, mélanger le zeste et le jus de citron, l’huile d’olive, le rhum, le sucre et la crème fraîche.

Rajouter les jaunes d’œufs et fouetter jusqu’à obtenir un mélange homogène.

Incorporer le mélange farine/levure en mélangeant bien : il ne doit pas y avoir de grumeaux.

Incorporer ensuite doucement les blancs d’œufs montés en neige, jusqu’à obtenir une pâte bien lisse.

Verser la pâte dans le moule, filmer le moule et réserver au frais jusqu’au lendemain.

(le lendemain)

Préchauffer le four à 160°C (Th. 5/6).

A l’aide d’une maryse (ou spatule en bois), tracer un sillon profond dans le sens de la longueur du cake (comme si on voulait séparer la pâte en deux).

Enfourner le cake durant 40 minutes, puis augmenter la température à 180°C et poursuivre la cuisson durant 15 min (Une aiguille ou la pointe d’un couteau planté au cœur du cake doit ressortir sèche).

A l’issue du temps de cuisson, laisser refroidir le cake dans le moule, avant de le démouler sur une grille.

le glaçage

Dans un petit bol, mélanger le sucre glace, le citron et éventuellement une c.à.c. d’eau chaude, jusqu’à obtenir une consistance liquide mais bien épaisse.

Verser sur le cake et laisser figer.

ou le sirop

Presser le jus du citron.

Dans une casserole, porter à ébullition l’eau, le sucre et le jus de citron, jusqu’à une température de 118/120°C (si vous n’avez pas de thermomètre, compter environ 8 à 10  minutes de cuisson à petits bouillons).

Laisser tiédir puis verser sur le cake lorsqu’il est encore chaud.DSC_1654

Gelée de coing

Bon, c’est pas tout, mais l’automne commence vraiment à montrer le bout de son nez. Le début de la route vers Noël 🙂 . Outre les feuilles des vignes qui commencent à roussir, les jours qui raccourcissent, et les matins frisquets, l’arrivée sur les étals des châtaignes, potimarrons et autres courges, il y a également un fruit bien de saison : le coing. Alors pour le coup, celui-là, il ne fait vraiment pas partie de ma culture culinaire. Loin de là… très loin, même ! DSC_1518

J’ai découvert le coing par le biais de mes enfants, au travers de la fameuse « pâte de coing ». Et pourtant, ce fruit à la forme d’une grosse poire, est également excellent en gelée, que l’on peut utiliser pour simplement tartiner ou pour garnir des gâteaux.

Je l’ai réalisée car après avoir réalisé de la pâte de coing, il me restait le jus et donc c’était le moment idéal (pour la recette de pâte de coing, il faudra attendre un peu … elle sèche lentement mais sûrement !).

Un peu d’huile de coude pour couper les coings, un peu de patience pour touiller régulièrement et longuement (si on n’a pas un bon robot qui le fait pour soi) mais après… quel délice !

  • 2 kgs de coings bien mûrs
  • 2 citrons
  • 1,5 kg de sucre cristallisé (ou sucre à confiture/gelée)

Laver et sécher soigneusement les coings. Sans les peler, couper les coings en quatre et ôter le cœur et les pépins. Recouper les quartiers en morceaux.

Mettre les cœurs et pépins des coings dans une gaze propre ou un sachet à thé.

Porter 1,5 l à ébullition dans une bassine à confiture (ou grande casserole). Dès que l’eau bout, y verser les coings et la gaze contenant les cœurs et pépins. Faire cuire à feu doux pendant 45 minutes environ.

A l’issue du temps de cuisson, égoutter les coings en récupérant le jus de cuisson (les coings pourront servir pour réaliser une pâte de coing – recette à venir).

Peser le jus récupéré et ajouter le même poids de sucre. Verser le tout dans la bassine à confiture et rajouter le jus des 2 citrons.

Bien mélanger jusqu’à ce que tout le sucre soit bien dissous et porter à ébullition. Écumer la mousse qui apparait à la surface en début de cuisson, puis laisser cuire à petits bouillons durant 1h / 1h30 jusqu’à l’obtention d’une gelée.

A l’issue de ce temps, vérifier si la consistance de la gelée est bonne : déposer une c.à.c. de gelée sur une assiette froide : si elle glisse lentement dans l’assiette en l’inclinant un peu, la gelée est prête. Sinon, prolonger un peu la cuisson.

Remplir immédiatement des pots stérilisés, fermer le couvercle en serrant bien, et retourner les pots de gelée tête-bêche jusqu’à complet refroidissement.

Tarte au sucre ardennaise

Celles et ceux originaires du nord de la France, voire de plus haut encore comme moi, connaissent très certainement la tarte au sucre. Et pour les autres, eh bé – comme disent les gens d’ici – vous ratez quelque chose !DSC_1524

La tarte au sucre est un incontournable du nord et franchement, ce n’est pas pour rien : c’est moelleux, c’est gourmand, c’est … bon ! Même très bon ! J’en ai refait une hier soir et je n’ai pas pu attendre qu’elle soit totalement froide pour en piquer un bout. Quand Monsieur a entendu mes « Hmmm… », « c’est bon ! », « si vous n’en voulez pas, c’est pas grave : je m’en charge ! » etc, il m’a juste fait remarquer que ce n’était pas souvent qu’on m’entendait m’exclamer comme ça sur une de mes réalisations. Peut-être est-ce là ma madeleine de Proust, un souvenir d’enfance qui refait surface ?  DSC_1526

Il ne faut pas beaucoup de temps pour la réaliser, sous couvert qu’on ait un bon robot de cuisine qui supporte un pétrissage vigoureux. Sinon, il vous faudra un brin d’huile de coude, mais vous oublierez vite ce petit passage un peu laborieux dès que vous gouterez à cette merveille. Mais dégustez-là en silence : certains seraient capables de venir vous en piquer !DSC_1539

Pour une tarte ∅ 30 cm

  • 400 g de farine
  • 3 œufs
  • 140 g de beurre ramolli
  • 10 cl de lait
  • 85 g de sucre cassonade
  • 1 pincée de sel
  • 20 g de levure fraiche de boulanger (pour moi : remplacé par du levain déshydraté)
  • 2 à 3 c.à.s. de crème fraiche épaisse

Faire tiédir le lait.

Battre légèrement les œufs en omelette.

Dans la cuve du robot muni du crochet à pétrin, mélanger la farine et le sel.

Rajouter les œufs battus, 80 g de beurre et 25 g de sucre. Mélanger.

Incorporer le lait tiède et la levure émiettée, et pétrir la pâte durant 10 minutes à vitesse moyenne. La pâte va devenir lisse et élastique, et se décoller légèrement des parois de la cuve.

Couvrir le saladier avec un film alimentaire légèrement graissé, et laisser lever jusqu’à ce que la pâte double de volume, pendant 2h environ dans un endroit chaud (+/- 25°) : four préchauffé puis éteint, dessus d’un radiateur ou autre…

Préchauffer le four à 210°C (Th. 7).

Prélever un tout petit peu de beurre sur la quantité restante, et beurrer un moule ∅ 30 cm.

Verser la pâte dans le moule et l’étaler doucement avec le plat de la main en égalisant la hauteur.

Laisser à nouveau lever la pâte durant 1h.

A l’aide d’un pinceau culinaire, étaler la crème fraiche épaisse sur toute la surface de la tarte, sans appuyer.

Faire 10 à 15 trous dans la pâte, et y répartir des petits morceaux du beurre restant.

Saupoudrer les 60 g de sucre restant sur toute la surface.

Enfourner durant 15 minutes environ : la tarte doit être dorée.

A l’issue du temps de cuisson, ôter la tarte du moule et laisser tiédir sur une grille.

A conserver dans une boite hermétique… si tout n’est pas mangé immédiatement !

Ch’est du lèque mes louppes (*)

DSC_1536(*) en ch’ti : c’est à s’en lécher les babines